« Bons » et « mauvais » musulmans
Depuis les années 1980, l’administration chargée de l’acquisition de la nationalité française est confrontée à une nouvelle réalité: la multiplication de candidatures de militants qualifiés d’«islamistes». Cet article cherche à comprendre comment les différentes composantes de l’État français (sous-...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Cultures & conflits
2011
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Depuis les années 1980, l’administration chargée de l’acquisition de la nationalité française est confrontée à une nouvelle réalité: la multiplication de candidatures de militants qualifiés d’«islamistes». Cet article cherche à comprendre comment les différentes composantes de l’État français (sous-direction des naturalisations, services de police, juge administratif) traitent les demandes de ces candidats «islamistes» sous le prisme de la catégorie juridique de «défaut d’assimilation». L’analyse de plusieurs dossiers de naturalisation significatifs permet de mettre en lumière les catégories d’entendement visant à distinguer les «bons» des «mauvais» musulmans, catégories élaborées sur la base d’une certaine confusion entre «islam» et «islamisme», d’une opposition entre musulmans «radicaux» et «modérés», et sur la base de conflits d’interprétation entre les candidats, l’administration et le juge administratif. |
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