« Quartiers de contestation... quartiers d’exclusion »

À partir d’une recherche menée dans deux quartiers d’Istanbul, cet article se propose d’étudier, d’une part, les nouvelles politiques urbaines s’appuyant sur de vastes projets de restructuration et d’aménagement de quartiers entiers, ainsi que leurs répercussions sur la recomposition socio-spatiale...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Hoofdauteur: Erdi Lelandais, Gülçin
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Cultures & conflits 2011
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:À partir d’une recherche menée dans deux quartiers d’Istanbul, cet article se propose d’étudier, d’une part, les nouvelles politiques urbaines s’appuyant sur de vastes projets de restructuration et d’aménagement de quartiers entiers, ainsi que leurs répercussions sur la recomposition socio-spatiale des villes, et de l’autre, les formes de résistance populaire qu’elles suscitent. Il apparaît en effet que la logique implicite, comme les effets pratiques de ces politiques concourent à l’exclusion des populations vivant dans les quartiers considérés. Les différents acteurs publics qui conduisent ces projets d’aménagement au niveau national, comme au niveau local, les utilisent ainsi pour poursuivre des politiques de mise à l’écart de minorités ou de dissidents politiques. Alors que les Roms de Sulukule et les « communistes » de 1 Mayis s’étaient appropriés leur quartier comme des lieux inséparables de leur identité, ces tentatives de les en déposséder ont entraîné des mobilisations collectives de grande ampleur. Celles-ci s’analysent à la fois comme des tentatives de protection de véritables « espaces-identités », et comme un mouvement de politisation de ces populations stigmatisées.