Devenir diplomate multilatéral

En quittant leur capitale pour atteindre la ligne de front des négociations multilatérales, les diplomates chargés de représenter l’Etat dans les arènes décisionnelles centrales des organisations internationales sont soumis à de puissantes contraintes de coordination. Confrontés aux attentes, parfoi...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Autor principal: Buchet de Neuilly, Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cultures & conflits 2011
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:En quittant leur capitale pour atteindre la ligne de front des négociations multilatérales, les diplomates chargés de représenter l’Etat dans les arènes décisionnelles centrales des organisations internationales sont soumis à de puissantes contraintes de coordination. Confrontés aux attentes, parfois contradictoires et antagonistes, pesant sur la nouvelle position qu’ils occupent dans le secteur d’action publique où se déploie l’activité de l’organisation internationale, les diplomates doivent rapidement apprendre à gérer leur insertion dans des jeux multiples, interdépendants, se déroulant simultanément dans et entre les capitales, dans et entre les sièges des organisations internationales. Qu’il s’agisse, dans le cas étudié ici, du champ international de la diplomatie politique, ou des opérations dites de « gestion de crises » décidées à Bruxelles par l’Union européenne importe finalement assez peu. La maîtrise des dossiers, comme dans tout autre secteur de l’action publique internationale, se traduit d’abord par un apprentissage accéléré de l’univers du possible, des coups autorisés, de l’inertie des routines organisationnelles. En s’appropriant ces nouveaux savoirs-faires, en gérant avant tout la complexité de leur position, les diplomates socialisés aux « bonnes pratiques » européennes de gestion de crises n’expriment en rien une quelconque adhésion au « projet » de l’organisation internationale ou un quelconque renoncement à la confrontation des « intérêts ».