Militaires et lutte antiterroriste
Après les évènements du 11 septembre, il a souvent été prétendu que les forces armées étaient devenues un moyen indispensable de la mise en œuvre des politiques antiterroristes dans l’Union européenne. Cette croyance est largement fondée sur l’idée que les citoyens en Europe divorceraient assez faci...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
|---|---|
| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Cultures & conflits
2010
|
| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Après les évènements du 11 septembre, il a souvent été prétendu que les forces armées étaient devenues un moyen indispensable de la mise en œuvre des politiques antiterroristes dans l’Union européenne. Cette croyance est largement fondée sur l’idée que les citoyens en Europe divorceraient assez facilement de leur héritage en matière de libertés publiques au profit d’une sécurité accrue : la guerre au terrorisme n’entrerait parfaitement dans aucune législation, que ce soit les lois de la guerre ou le code pénal, ce qui laisserait de la marge pour des scénarii où l’exercice de la loi pourrait ne pas s’appliquer. Cependant, cet article réaffirme que les forces armées sont mal adaptées pour faire face au fléau de la violence extrême. Tout d’abord, parce que le concept de « guerre au terrorisme » est une notion vague qui contient en elle-même toutes ses contradictions comme historiquement les expériences passées l’ont démontrées. Ensuite, parce que les politiques antiterroristes européennes sont largement le sous-produit des décisions prises dans le passé sous le coup des politiques de justice et d’affaires intérieures et de défense européenne en matière d’immigration, d’opérations de maintien de la paix et de surveillance globale. Dans ce contexte, il appartiendrait aux dirigeants politiques et militaires de redéfinir le cadre général des politiques antiterroristes européennes, ce qui exigerait de repenser les missions remplies par les autres acteurs impliqués dans la guerre au terrorisme, ainsi que les législations de libertés publiques pour qu’elles restent en accord avec le projet humain original du processus de construction européenne. |
|---|