Le châtelain, le compte et le clerc. Les acteurs de la reddition des comptes de châtellenie en Bourgogne aux xive et xve siècles, d’après l’exemple du bailliage d’Auxois
Les comptes des châtellenies ducales bourguignonnes des xive et xve siècles sont conservés en nombre aux Archives départementales de Côte-d’Or. Mais si les historiens les exploitent abondamment depuis la seconde moitié du xixe siècle, les modalités de leur production restent largement méconnues. En...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/comptabilites, |
|---|---|
| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Comptabilités
2015
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Les comptes des châtellenies ducales bourguignonnes des xive et xve siècles sont conservés en nombre aux Archives départementales de Côte-d’Or. Mais si les historiens les exploitent abondamment depuis la seconde moitié du xixe siècle, les modalités de leur production restent largement méconnues. En s’appuyant sur l’exemple des châtellenies du bailliage d’Auxois – Semur-en-Auxois, Avallon, Montbard, Montréal, Pouilly-en-Auxois et Vieux-Château – et en mettant l’accent sur la période allant des années 1330 aux années 1410, ce travail s’attache à exhumer les acteurs et la division du travail à l’œuvre pour la confection des registres rendus à la chambre des comptes de Dijon. Il montre l’implication variable des châtelains dans l’administration domaniale et la reddition des comptes. Il reconstitue la répartition des tâches qui existait entre l’officier lui-même et des agents subalternes – clercs, lieutenants et procureurs – dont l’expertise en matière d’écriture, de droit et de finances était à même de pallier les insuffisances de leur maître. Enfin, il étudie l’extraction socioprofessionnelle, la formation et les compétences du personnel comptable et met en lumière un recrutement opéré de façon privilégiée parmi les clercs, les juristes, notamment les notaires, et les marchands. |
|---|