Fiorello La Guardia et The Comic Parade
Pendant la première quinzaine du mois de juillet 1945, à l’occasion d’une grève de la livraison des journaux quotidiens, le maire de New York Fiorello La Guardia (1882-1947), dans sa causerie radiophonique hebdomadaire « Talk to the People » sur WNYC, devenue depuis la fin d’année 1941 un rendez-vou...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/comicalites, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Comicalités
2024
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Pendant la première quinzaine du mois de juillet 1945, à l’occasion d’une grève de la livraison des journaux quotidiens, le maire de New York Fiorello La Guardia (1882-1947), dans sa causerie radiophonique hebdomadaire « Talk to the People » sur WNYC, devenue depuis la fin d’année 1941 un rendez-vous incontournable du dimanche après-midi, se livra à trois reprises à des « lectures » de planches dominicales de bande dessinée et fut à l’origine d’une émission quotidienne, The Comic Parade, durant laquelle des animateurs radiophoniques lisaient divers comic strips publiés en semaine. Les enregistrements audio de plusieurs de ces émissions ont été préservés et celle du 8 juillet fut également filmée, tant avait été positive la réaction du public à la lecture de la semaine précédente. Dans ses causeries, le maire présentait ses lectures de comics comme un service public rendu aux enfants prioritairement et se livrait ensuite à une performance très animée, qui était moins une lecture au sens strict qu’une mise en scène et une mise en voix d’une page de bande dessinée, décrivant les cases et les personnages, glosant sur les interactions entre ceux-ci, lisant le contenu des bulles, glissant parfois des apartés improvisés ou s’éloignant partiellement de la construction narrative mise en place par le dessinateur. Les animateurs de The Comic Parade intervenant en semaine se livraient au même jeu, mais de manière plus superficielle et moins démonstrative. Ce corpus de d’enregistrements reste un exemple frappant d’ekphrasis mise en scène dans un contexte où l’activisme politique et social se mêlait à un usage aussi ludique qu’inhabituel de la « lecture » de comics, mais mettant aussi en exergue les limites des possibilités de contact intermédial entre deux moyens d’expression aux spécificités aussi distinctes que bande dessinée et radiophonie. |
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