“What is it with these Brits?”: British culture and the “British Invasion” narrative seen through letter columns
Cet article s’intéresse à la réception du phénomène de l’« Invasion britannique », qui a fait l’objet de nombreux débats parmi les spécialistes ; Jochen Ecke et Christophe Dony ont en effet conteté la validité de ce terme, montrant que l’arrivée de créateurs britanniques sur la scène mainstream état...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/comicalites, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Anglais |
| Έκδοση: |
Comicalités
2021
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article s’intéresse à la réception du phénomène de l’« Invasion britannique », qui a fait l’objet de nombreux débats parmi les spécialistes ; Jochen Ecke et Christophe Dony ont en effet conteté la validité de ce terme, montrant que l’arrivée de créateurs britanniques sur la scène mainstream états-unienne n’était ni une invasion, ni un phénomène strictement britannique, mais plutôt le résultat de circulations transatlantiques complexes. Malgré ces réserves, le terme conserve son utilité : en effet, l’idée que les scénaristes britanniques de cette période forment un groupe spécifique caractérisé par un style, des thématiques et un ancrage national particuliers est une affirmation récurrente dans les discours de fans. En particulier, le courrier des lecteurs montre bien l’importance de l’invasion britannique comme récit, dont la performance joue un rôle bien spécifique dans les sociabilités des lecteurs. Cet article examine une sélection de comic books états-uniens et britanniques : Camelot 3000, The Daredevils, Captain Britain monthly, Miracleman, Marshal Law, Hellblazer, Sandman, et Shade, the Changing Man. S’il faut se garder des généralisations abusives, l’analyse de ce corpus montre nettement que l’invasion britannique est construction discursive commune. Des deux côtés de l’Atlantique, les lecteurs s’intéressent à l’appartenance nationale et construisent une division nette entre culture états-unienne et culture britannique. Ils adoptent l’idée de « britannicité » pour faire référence à une esthétique particulière (et dont la définition formelle reste vague), mais également pour élaborer une performance nationale (via un accent ou un lexique spécifique) qui souligne leur appartenance à une communauté de lecteurs experts. |
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