La première lecture de livre : de la manipulation matérielle de la page comme expérience unique

Alors que la réception d’une bande dessinée tend aujourd’hui de plus en plus vers sa conservation après lecture, certaines productions se proposent comme expérience unique, ou qu’on ne pourrait du moins reproduire qu’avec difficulté. Elles ont en commun la mise en avant de leur matérialité qui, parc...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/comicalites,
المؤلف الرئيسي: Martin, Côme
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Comicalités 2022
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Alors que la réception d’une bande dessinée tend aujourd’hui de plus en plus vers sa conservation après lecture, certaines productions se proposent comme expérience unique, ou qu’on ne pourrait du moins reproduire qu’avec difficulté. Elles ont en commun la mise en avant de leur matérialité qui, parce qu’elle va à l’encontre des habitudes et conventions de lecture, ne peut s’appréhender de la même façon une fois la première lecture effectuée. Ainsi, le lecteur d’Un cadeau de Ruppert et Mulot doit en découper les pages pour progresser dans le récit ; celui de Pervenche & Victor d’Étienne Lécroart est prié d’en plier les pages ; celui d’Astreinte d’Olivier Crepin de les découdre, puis de les recoudre. Les exemples sont nombreux et disent tous la même chose : leur première lecture s’accompagne d’un geste manipulatoire rendant véritablement impossible une autre découverte identique, même par un autre lecteur.