Le trait et la lettre. Apologie subjective du lettrage manuel
Comment se fait-il que le lettrage mécanique utilisé dans certaines bandes dessinées, et tout particulièrement dans les traductions, donne parfois l’impression d’être si mal adapté au dessin ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut revenir à l’unité fondamentale du tracé de la lettre et d...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/comicalites, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Comicalités
2023
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Comment se fait-il que le lettrage mécanique utilisé dans certaines bandes dessinées, et tout particulièrement dans les traductions, donne parfois l’impression d’être si mal adapté au dessin ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut revenir à l’unité fondamentale du tracé de la lettre et du trait du dessin : en examinant cette unité non seulement dans la pratique des dessinateurs, mais aussi dans les rencontres du trait et de la lettre dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge, on essaiera de montrer que le dessin et le lettrage de la bande dessinée sont liés par une contemporanéité qui est celle de la trace. Parce qu’une main les forme, ces traits constituent des vestiges de geste, dans lesquels se joue la temporalité particulière des iconotextes. Le lettrage mécanique, utilisé sans précaution et sans finesse, écrase cette temporalité subtile, qui révèle la solidarité du texte et de l’image dans la bande dessinée. |
|---|