Petrolio de Pasolini, un livre-somme inachevé ou inachevable ?

Pasolini n’a pas pu terminer Petrolio, qu’il écrivait lorsqu’il fut assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975. Tantôt appelé Roman, tantôt dénommé Poème, Petrolio n’est pas subdivisé en chapitres mais en appunti (notes), ce qui révèle que, pour Pasolini, aucune section du livre n’était achevé...

Täydet tiedot

Tallennettuna:
Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/coma,
Päätekijä: Colomb, Chantal
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Continents manuscrits 2022
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Pasolini n’a pas pu terminer Petrolio, qu’il écrivait lorsqu’il fut assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975. Tantôt appelé Roman, tantôt dénommé Poème, Petrolio n’est pas subdivisé en chapitres mais en appunti (notes), ce qui révèle que, pour Pasolini, aucune section du livre n’était achevée. Plusieurs modèles d’œuvres très longues l’ont inspiré : La Divine Comédie de Dante, les contes des Mille et une nuits ou encore À la recherche du temps perdu de Proust. Pasolini considérait Petrolio comme une œuvre-somme, il avait même dit que ce serait son dernier livre. Nous nous interrogerons sur la faisabilité du livre. Pasolini pouvait-il achever le livre tel qu’il l’avait conçu ? Dès le début du roman, il semble indiquer qu’il n’aura ni début, ni fin. La pluralité des narrateurs, la diversité des lieux, des époques ou la référence à des mythes permettent à Pasolini d’élaborer toute une poétique de l’inachèvement. Mais reste la question du sens du livre. Il semble que Pasolini ait voulu entrelacer les significations politique, sexuelle et mystique de son livre, ce qui renforce sa complexité.