René Maran - André Gide : un soupçon de proximité
René Maran avait pour André Gide une admiration inconditionnelle, qui fera place, au moment de la publication des deux récits d’André Gide, Voyage au Congo (1927) et Le Retour du Tchad (1928), à une défiance tout aussi inconditionnelle. René Maran s’en prendra alors à la posture d’intellectuel engag...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/coma, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Continents manuscrits
2021
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | René Maran avait pour André Gide une admiration inconditionnelle, qui fera place, au moment de la publication des deux récits d’André Gide, Voyage au Congo (1927) et Le Retour du Tchad (1928), à une défiance tout aussi inconditionnelle. René Maran s’en prendra alors à la posture d’intellectuel engagé d’André Gide, et déclenchera une polémique largement passée inaperçue, en dépit des recherches de l’universitaire néerlandais Ieme Van der Poel. L’ouvrage de ce dernier, Congo-Océan, un chemin de fer controversé (L’Harmattan, 2016), nous confronte à ce que je nomme « la conspiration du silence », car Gide ne fait nulle mention de René Maran dans son Journal, et ses spécialistes sont tout aussi muets. Pourtant, dans le Journal du peuple (novembre 1925 - juillet 1934), le Goncourt 1921 a consacré bien des articles au voyage de Gide en AEF. J’analyse cet étrange silence, en m’efforçant de mettre au jour ses liens avec les jeux d’intérêts politiques, littéraires et moraux d’alors, tout en soulignant l’égotisme des deux figures, leur « concurrence », leur stratégie médiatique et, bien entendu, les limites qui en découlent. |
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