René Maran à Maurice Barrès : d’un « écrivain français » à l’autre
Les lettres adressées à Maurice Barrès au cours des années précédant la parution de Batouala, véritable roman nègre entre 1917 et 1920 offrent un éclairage sur l’intention et la mise en scène auctoriale de René Maran. Il semble en effet que l’écriture obéisse chez lui à un impératif ontologique, à s...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/coma, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Continents manuscrits
2021
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Les lettres adressées à Maurice Barrès au cours des années précédant la parution de Batouala, véritable roman nègre entre 1917 et 1920 offrent un éclairage sur l’intention et la mise en scène auctoriale de René Maran. Il semble en effet que l’écriture obéisse chez lui à un impératif ontologique, à savoir démontrer que « les nègres » sont des hommes comme les autres. L’auteur d’Un homme pareil aux autres se met ainsi en scène comme un exemple et un ambassadeur de la « cause » des nègres en tant que ceux-ci seraient des « êtres perfectibles ». La lecture de ces lettres permet d’apprécier le sens de son « métier d’écrivain français » dans la « lutte antiraciste » qu’il a pu mener au sein de la Ligue universelle de défense de la race nègre (LUDRN). Cet engagement peut se comprendre à l’aune d’une négritude en tant qu’elle est une « pratique sans théorie » (Roger Toumson) élaborée en fonction des « questions que pose la présence des Nègres au monde » et de « sa perception par l’Autre et par soi-même » (Romuald Fonkoua). |
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