De la scène originaire ou l’obscène à l’origine
Écrites entre 1959 et 1962, les ébauches de ce qui deviendra pour nous l’Ébauche du père sont conservées à la bibliothèque nationale d’Alger et elles servirent à établir une édition posthume qui ne retint ni la totalité des fragments ni toujours leur ordre. Certains fragments furent écartés pour des...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/coma, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Continents manuscrits
2026
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Écrites entre 1959 et 1962, les ébauches de ce qui deviendra pour nous l’Ébauche du père sont conservées à la bibliothèque nationale d’Alger et elles servirent à établir une édition posthume qui ne retint ni la totalité des fragments ni toujours leur ordre. Certains fragments furent écartés pour des raisons de convenance. Mais, revenant au fonds sans préjugé, l’on peut y lire une vision plus archaïque des rapports de l’enfant avec ses géniteurs selon ce que la psychanalyse dénomme « scène originaire ». La part maudite y est assumée par le père violateur, cruel, sadique et égoïste qui littéralement jette sa semence à la voirie, refusant d’engendrer. La mère se trouve vouée à un rôle ambivalent et indécidable : complice ou victime ? Sénac souhaiterait qu’elle eût assumé sa propre jouissance et affirmé son désir d’engendrer : « voulu » par elle il se sentirait sauvé ! Mais l’ambivalence n’est pas levée puisque la mère obstinément se tait. La vie permet à Sénac, lui le fils jeté, de se choisir un fils et ce fils élu l’aide et l’accompagne mais il lui révèle aussi la précarité de son entreprise autobiographique et l’importance capitale que revêt sa mère en tant que « Mère des récits », celui qu’il promeut bien sûr et celui qu’elle promeut à son tour. Mais la concurrence des récits ne fait que prolonger et sans doute aggraver l’ambivalence foncière de la Mère ! |
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