La collaboration remarquable du couple d’écrivaines et activistes culturelles martiniquaises, Claude et Magdeleine Carbet, de 1928 à 1958
La réédition du recueil de nouvelles Féfé et Doudou, Martiniquaises a permis de tirer de l’oubli les œuvres du couple d’amantes et d’écrivaines Claude et Magdeleine Carbet, produites à quatre mains sur une trentaine d’années entre Paris et Martinique. Des études récentes ont souligné le rôle longtem...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/coma, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Continents manuscrits
2025
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La réédition du recueil de nouvelles Féfé et Doudou, Martiniquaises a permis de tirer de l’oubli les œuvres du couple d’amantes et d’écrivaines Claude et Magdeleine Carbet, produites à quatre mains sur une trentaine d’années entre Paris et Martinique. Des études récentes ont souligné le rôle longtemps négligé d’autres femmes martiniquaises, comme Suzanne Césaire et les soeurs Nardal, dans la vie culturelle antillaise. Or Claude et Magdeleine Carbet, qui se sont connues au Pensionnat de Fort-de-France, faisaient partie du même réseau intellectuel et artistique de la France coloniale, actif à Paris dans l’entre-deux-guerres. On rappelle ici l’audacieuse conférence publique faite par Olympe Claude lors de l’inauguration à Fort-de-France de la loge maçonnique mixte « L’émancipation des femmes » en 1931, ainsi que l’extraordinaire travail accompli par ces écrivaines en tant que fondatrices et directrices du bulletin colonial Ceux d’outre-mer à Paris de 1937 à 1939. De retour à Fort-de-France, elles y ouvrent une librairie et animent pendant une douzaine d’années la scène culturelle d’une Martinique désormais intégrée dans l’Union francaise. Leurs recueils de poèmes, chansons et nouvelles, composés dans un esprit sororal exceptionnel, sont imprégnés d’une culture régionale – certes – mais on ne saurait les réduire à une production « doudouiste », comme l’a fait parfois Jack Corzani dans ses monumentales encyclopédies. |
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