Glissant/Senghor : « Consentir à l’autre »
A partir de deux documents inédits du Fonds Édouard Glissant de la BnF (projet de critique du Deuxième Congrès des Écrivains et artistes noirs, Rome 1959 ; et projet de compte rendu de l’ouvrage de L.S. Senghor, Liberté I, Seuil, 1964) l’article montre la « Relation » souterraine qu’aura entre...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/coma, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Continents manuscrits
2024
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | A partir de deux documents inédits du Fonds Édouard Glissant de la BnF (projet de critique du Deuxième Congrès des Écrivains et artistes noirs, Rome 1959 ; et projet de compte rendu de l’ouvrage de L.S. Senghor, Liberté I, Seuil, 1964) l’article montre la « Relation » souterraine qu’aura entretenu la pensée d’Édouard Glissant avec l’idéologie senghorienne de « la voie africaine » de l’Universel. Entre les deux poètes, de générations et d’origines fondamentalement différentes, entre deux œuvres que tout oppose dans la forme aussi bien que dans l’intention, n’existe aucun dialogue véritable, ni même de rapport dialectique (historique). Pourtant, au terme de la vie de Senghor « l’Africain », lors de la publication par l’UNESCO en 1997 du collectif Présence Senghor – 90 écrits en hommage aux 90 ans du poète-président, c’est bien un hommage effectif que lui rend Glissant « l’Antillais ». Le texte manifeste qu’une « Relation » (au sens où Glissant entend ce terme) s’est établie et continue de s’exercer entre deux poétiques – dans la reconnaissance et le respect de leurs différences comme de leurs oppositions – qui permet aujourd’hui de penser autrement les questions de « Négritude », de « Diaspora » ou de « Civilisation de l’Universel ». |
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