De quelques poèmes soi-disant perdus
Les feuillets manuscrits des Poèmes divers et des Poèmes perdus de Léopold Sédar Senghor nous invitent à repenser la poétique de l’auteur sur le mode de la rhapsodie, tant du point de vue de son mouvement de genèse que de la genèse de son style. L’avant-texte prouve que Senghor a écrit puis conservé...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/coma, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Continents manuscrits
2024
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les feuillets manuscrits des Poèmes divers et des Poèmes perdus de Léopold Sédar Senghor nous invitent à repenser la poétique de l’auteur sur le mode de la rhapsodie, tant du point de vue de son mouvement de genèse que de la genèse de son style. L’avant-texte prouve que Senghor a écrit puis conservé des poèmes écrits entre 1928 et 1935 et devant originellement composer un seul et même recueil. Il n’a ensuite pas hésité à faire œuvre de rhapsode lors de leur publication effective, en scindant, dupliquant et cousant les unes aux autres des séquences poétiques réécrites. Les manuscrits témoignent par ailleurs de la recherche d’une voie-x poétique qui permette à l’auteur de se faire chantre, rhapsode d’une matière épique et lyrique consacrée à l’amour et à la négritude. Cet éthos poétique paraît s’essayer dans trois directions : une volonté de décontextualisation et de généralisation ; une tension entre emprunt et affirmation de soi ; et enfin un désir de concentration et de reconfiguration du sens. |
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