Le monachisme féminin AU SPITI (H.P. Inde) : un phénomène nouveau

Dans la région du Spiti, on suit le bouddhisme tibétain tout comme dans le reste de l’aire culturelle tibétaine. Mais tandis qu’il existe plusieurs monastères d’hommes, pour certains très anciens (Xe et XIe siècles), les monastères pour femmes faisaient défaut jusqu’à la fin des années 1980 ; seuls...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/com,
Egile nagusia: Schneider, Nicola
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Les Cahiers d’Outre-Mer 2019
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Gaia:Dans la région du Spiti, on suit le bouddhisme tibétain tout comme dans le reste de l’aire culturelle tibétaine. Mais tandis qu’il existe plusieurs monastères d’hommes, pour certains très anciens (Xe et XIe siècles), les monastères pour femmes faisaient défaut jusqu’à la fin des années 1980 ; seuls quelques ermitages étaient habités par des nonnes, et ce de façon temporaire. Cet article retracera le développement récent des couvents au Spiti et ses implications culturelles et religieuses. Quatre nouveaux couvents ont été fondés et un cinquième est en projet actuellement. Ils couvrent le territoire entier. Certains sont des annexes de monastères d’hommes existants, mais d’autres sont des fondations indépendantes à l’initiative de quelques nonnes autochtones, soutenues par la population locale, le gouvernement indien et des donateurs étrangers. Depuis l’installation de la diaspora tibétaine en Inde et le renouveau religieux qui s’en est suivi, de nombreux moines du Spiti et, plus récemment, des nonnes ont rejoint les monastères bâtis par les Tibétains exilés. Ces dernières ont par la suite voulu établir leurs propres établissements chez elles, contribuant ainsi à un véritable essor du monachisme féminin au Spiti.