Quel pourrait être le territoire des semences des sorghos que cultivent les Duupa du Massif de Poli (Nord du Cameroun) ?

Les collectivités paysannes duupa, une ethnie de 5 000 personnes environ, ont pour base de leur subsistance la pratique de l’agriculture, et la production du sorgho y joue un rôle éminent. Comme beaucoup d’agriculteurs dits « traditionnels », les Duupa disposent d’un large éventail de variétés de ce...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/com,
Autores principales: Garine, Éric, Barnaud, Adeline, Raimond, Christine
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Les Cahiers d’Outre-Mer 2014
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les collectivités paysannes duupa, une ethnie de 5 000 personnes environ, ont pour base de leur subsistance la pratique de l’agriculture, et la production du sorgho y joue un rôle éminent. Comme beaucoup d’agriculteurs dits « traditionnels », les Duupa disposent d’un large éventail de variétés de cette céréale – plus de cinquante sont nommées dans leur langue. Toutefois, cette diversité est inégalement répartie entre les agriculteurs d’un même village ou d’un village à l’autre. Peut-on considérer que ce corpus de variétés locales, et le pool génétique qu’elles représentent, est un trait culturel de l’ensemble du groupe ethnique duupa ? Un examen croisé des principes sociologiques qui sous-tendent la circulation des semences et de l’analyse de la structure génétique du sorgho révèle que l’étendue du territoire où on les retrouve dépasse celle du terroir villageois et du groupe ethnique. Les ressources génétiques dont dépendent les Duupa pour assurer leur subsistance et leur identité culturelle sont semblables à celles de leur voisin dowayo dont ils se distinguent pourtant par leur langue et de nombreux traits de leur culture.