Frontières des hommes et échanges des plantes cultivées

Une analyse comparative de la relation entre diversités ethnolinguistique et génétique a été menée dans le bassin du lac Tchad sur les variétés de trois espèces : le mil, le sorgho et le pois de terre. Pour le mil, très allogame, les résultats conduisent à proposer l’hypothèse d’une coïncidence entr...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/com,
Autores principales: Robert, Thierry, Luxereau, Anne, Joly, Hélène, Diarra, Marthe, Benoit, Laure, Dussert, Y., Naino, Jika, Abad, Amal
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Les Cahiers d’Outre-Mer 2014
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Une analyse comparative de la relation entre diversités ethnolinguistique et génétique a été menée dans le bassin du lac Tchad sur les variétés de trois espèces : le mil, le sorgho et le pois de terre. Pour le mil, très allogame, les résultats conduisent à proposer l’hypothèse d’une coïncidence entre la distribution des groupes génétiques et celles de groupes ethnolinguistiques. Ainsi, des « barrières » sociales à la diffusion des échanges de variétés révélées par les enquêtes anthropologiques, limitent les flux de gènes. La répartition de la diversité génétique du pois de terre, autogame et de culture souvent marginale, révèle une histoire riche en échanges et circulations des semences, en accord avec un système de dénomination largement partagé par toutes les communautés, et une circulation marchande importante. Le sorgho, préférentiellement autogame, pour lequel les emprunts de variétés sont fréquents, révèle une situation intermédiaire. Les groupes génétiques ont une répartition fragmentée, la sélection pour la conservation de types nommés et le système de reproduction majoritairement autogame limitant les échanges génétiques entre ces groupes.