Une évaluation économique de la foresterie communautaire
Deux approches théoriques complémentaires ont permis d’analyser l’efficacité de la gestion communautaire des ressources forestières dans le Sud-Ouest malgache (Loi Gelose) : la théorie des institutions évoquant les règles formelles et informelles de gestion des ressources appuyée par la mésoéconomie...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/com, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Les Cahiers d’Outre-Mer
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Deux approches théoriques complémentaires ont permis d’analyser l’efficacité de la gestion communautaire des ressources forestières dans le Sud-Ouest malgache (Loi Gelose) : la théorie des institutions évoquant les règles formelles et informelles de gestion des ressources appuyée par la mésoéconomie qui éclaire les stratégies des acteurs tirant profit de chaque catégorie de règle. L’objet est de comparer le pouvoir de ces normes en focalisant l’analyse sur le volume monétaire global et sa redistribution au sein des acteurs. Le défrichement entretient des filières beaucoup plus lucratives et distributrices de revenu à l’instar des filières maïs et charbon de bois comparées à la gestion communautaire. Il génère un chiffre d’affaires annuel total de 6,768 milliards A (2,5 millions €), une valeur trois fois supérieure à la valeur du financement du transfert de gestion. Si la gestion communautaire n’est dotée que d’un faible pouvoir économique de redistribution, la pratique du défrichement recèle par contre une double efficacité dans sa possibilité de générer un revenu redistribué par le mécanisme du marché et dans sa capacité à fournir une alternative aux problèmes des zones de famine. La viabilité des transferts de gestion ne peut pas être garantie sans renforcement du système local d’autonomisation financière au moyen d’incitations et alternatives économiques. |
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