À l’Ouest, quoi de nouveau ? Les obstacles à la paix en Casamance
Alors qu’à l’autre extrémité du continent (au Sud-Soudan) un conflit du même type a trouvé une issue politique, aucune perspective de négociation n’est en vue pour mettre un terme au conflit séparatiste de Casamance : quelques centaines de maquisards y tiennent tête depuis bientôt 30 ans à l’armée s...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/com, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Les Cahiers d’Outre-Mer
2012
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Alors qu’à l’autre extrémité du continent (au Sud-Soudan) un conflit du même type a trouvé une issue politique, aucune perspective de négociation n’est en vue pour mettre un terme au conflit séparatiste de Casamance : quelques centaines de maquisards y tiennent tête depuis bientôt 30 ans à l’armée sénégalaise, ce qui fait de ce conflit l’un des plus longs, sinon le plus long qu’ait connu l’Afrique depuis les Indépendances.Son origine renvoie à des conflits sociaux et identitaires qui dégénèrent en conflit violent faute d’espace public de débat. Et son histoire est celle d’un conflit nationaliste simple au départ, mais qui devient rapidement complexe par son enchevêtrement avec des rivalités internes et externes, dans lesquelles les acteurs cherchent à s’instrumentaliser.À l’inverse de ce qui s’est passé au Sud-Soudan, la rébellion ne bénéficie d’aucun soutien de la communauté internationale, et a perdu beaucoup de ses soutiens initiaux. C’est d’ailleurs, paradoxalement, l’évolution des rapports de force en faveur de l’État sénégalais qui conduit à l’impasse actuelle. Leur sentiment de supériorité incite en effet les responsables dakarois à nier la réalité politique du conflit et de ses causes, à tout faire pour ne pas avoir à négocier, et donc à le laisser pourrir, quelles qu’en soient les conséquences pour les Casamançais et les risques pour le Sénégal. Une telle posture ne laisse guère d’autre choix aux radicaux de la rébellion que de chercher à modifier le rapport de forces par les armes pour imposer une négociation. |
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