Le Pacifique insulaire en 2010, un monde éclaté en grande mutation, tiraillé entre traditions « autochtonistes » et valeurs de « métissage »

À l’échelle du monde, le Pacifique insulaire constitue une vaste région démographiquement et économiquement déprimée. Elle vit sous une double attraction métropolitaine : d’une part, celle de la façade occidentale de l’Amérique du Nord, avec les relais d’Honolulu et de Guam ; d’autre part celle de l...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/com,
Auteur principal: Doumenge, Jean-Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Les Cahiers d’Outre-Mer 2011
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:À l’échelle du monde, le Pacifique insulaire constitue une vaste région démographiquement et économiquement déprimée. Elle vit sous une double attraction métropolitaine : d’une part, celle de la façade occidentale de l’Amérique du Nord, avec les relais d’Honolulu et de Guam ; d’autre part celle de l’Australasie avec les relais de trois villes portuaires (Nouméa, Suva et Papeete). Un drainage migratoire des natifs d’Océanie s’effectue au profit de ces pôles urbains. Mais l’idéologie en faveur des coutumes ancestrales, donc de la prééminence politique des populations d’enracinement multiséculaire, reste dominante dans la plupart des archipels. Les valeurs de modernité introduites par les Occidentaux y sont terriblement filtrées. Seules les sociétés où le métissage a pris de l’ampleur semblent aptes à faire la synthèse entre « tradition » et « modernité » et ainsi à convenablement gérer la diversité culturelle qui s’y manifeste. Pour tenter de concilier les positions d’intérêt souvent divergentes, perceptibles au sein des pays associant de multiples îles et parfois plusieurs archipels, des formes de fédéralisme sont certainement à inventer.