Les frontières nord de la Côte-d’Ivoire dans un contexte de crise
Traditionnellement, la frontière est définie comme une ligne marquant la fin et le début des territoires des États. Elle est un plan de séparation-contact ou mieux, de différenciation des rapports de contiguïté avec d’autres systèmes politiques qui ne sont pas forcément de même nature. Elle est ains...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/com, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Les Cahiers d’Outre-Mer
2013
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Traditionnellement, la frontière est définie comme une ligne marquant la fin et le début des territoires des États. Elle est un plan de séparation-contact ou mieux, de différenciation des rapports de contiguïté avec d’autres systèmes politiques qui ne sont pas forcément de même nature. Elle est ainsi représentée comme une barrière, un lieu où se termine un territoire connu et maîtrisé, un lieu de passage vers un monde mal connu et incertain, mais toujours un lieu de brusque passage à un monde sensiblement différent. Dans le nord de la Côte-d’Ivoire, les frontières ont été délocalisées, démultipliées, changeant de fait la signification de la souveraineté de l’État. Pourtant, les frontières léguées dans le contexte colonial supplantent toutes les autres. Elles sont de plus en plus fonctionnalisées, malgré l’existence de frontières supranationales et de crises. Dans les zones transfrontalières, le commerce légal ou de transgression connaît un vrai dynamisme, se faisant l’écho de la rencontre de plusieurs politiques économiques et monétaires provenant des États et exploitées par les populations. La combinaison de tous ces facteurs arrive à produire des territoires atypiques dans les zones frontalières. |
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