L’expansion récente du maraîchage de rente au Fouta-Djalon : dynamiques spatiales et organisationnelles et recompositions sociales
Dans le massif du Fouta-Djalon, on assiste depuis le début des années 1990 à l’expansion du maraîchage de rente dans plusieurs types d’espaces : bas-fonds, « tapades » ou jardins de case près des habitations et champs extérieurs. Elle se caractérise par l’augmentation très importante de la productio...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/com, |
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| Hlavní autoři: | , |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Les Cahiers d’Outre-Mer
2012
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans le massif du Fouta-Djalon, on assiste depuis le début des années 1990 à l’expansion du maraîchage de rente dans plusieurs types d’espaces : bas-fonds, « tapades » ou jardins de case près des habitations et champs extérieurs. Elle se caractérise par l’augmentation très importante de la production de pommes de terre, mais aussi dans une moindre mesure d’autres spéculations, oignons, tomates, piments. Cette évolution est le résultat de la politique d’ouverture des marchés sur le plan national depuis l’avènement de la Deuxième république, et surtout de l’implication dans la production agricole, d’acteurs aux profils et aux statuts diversifiés, petits producteurs dont une majorité de femmes, mais aussi salariés, techniciens, commerçants, émigrés originaires de la région. Une puissante organisation paysanne, la Fédération des Paysans du Fouta Djalon a exercé une influence décisive dans ces dynamiques en offrant des services adaptés dans les domaines de la fourniture d’intrants, de la commercialisation et de la formation. L’essor du vivrier marchand a un impact inégal au niveau territorial et a plus favorisé le développement des zones centrales plus actives et mieux desservies en infrastructures de services et de communication. Dans le domaine économique et social, il a permis une augmentation des revenus des petits producteurs, mais a contribué aussi à l’accroissement des différenciations sociales et a entraîné une concurrence accrue pour l’accès à la terre. |
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