Entre ville et campagne : les adaptations du maraîchage paysan sur les Hautes Terres centrales malgaches
Même si la riziculture continue à occuper une place fondamentale sur les Hautes Terres centrales malgaches, on observe un développement du maraîchage (carottes, pommes de terre notamment) au sein des exploitations paysannes. Ces productions « intercalaires », souvent de contre-saison, parfois en con...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/com, |
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| Egile Nagusiak: | , , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Les Cahiers d’Outre-Mer
2012
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Même si la riziculture continue à occuper une place fondamentale sur les Hautes Terres centrales malgaches, on observe un développement du maraîchage (carottes, pommes de terre notamment) au sein des exploitations paysannes. Ces productions « intercalaires », souvent de contre-saison, parfois en concurrence avec le petit élevage laitier, n’aboutissent pas à la constitution de bassins ou filières spécialisés, mais répondent à une demande urbaine « chaotique », en expansion en valeur absolue compte tenu de la croissance démographique d’une métropole comme Antananarivo et des achats plus fréquents des ménages aisés. Ce renforcement du vivrier marchand a attiré de multiples acteurs, étatiques, parapublics et privés (ONG, firmes agroalimentaires), endogènes ou exogènes, tout en laissant le dernier mot aux initiatives paysannes. Ce processus aboutit à de fortes recompositions territoriales en associant producteurs et consommateurs ou intermédiaires citadins, révélant une forte interpénétration des milieux urbains et ruraux. Ces rapports sont structurés par des liens socioculturels et économiques ; ils peuvent réactiver les relations et mobilités migratoires avec la montagne et sont à l’origine d’avantages concurrentiels inédits. |
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