De la défense des terres à la sauvegarde d’un territoire. Construire un espace de mouvement social en Cisjordanie occupée

À la fin de la seconde Intifada (2000-2005), des comités villageois palestiniens se mobilisent en Cisjordanie contre le dispositif d’occupation israélien. Se présentant comme des activistes de la résistance populaire contemporaine (RPC), ces militants s’organisent pour la défense locale de leurs ter...

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Päätekijä: Garrault, Antoine
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Julkaistu: Les Cahiers d’Outre-Mer 2022
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:À la fin de la seconde Intifada (2000-2005), des comités villageois palestiniens se mobilisent en Cisjordanie contre le dispositif d’occupation israélien. Se présentant comme des activistes de la résistance populaire contemporaine (RPC), ces militants s’organisent pour la défense locale de leurs terres. Cet article étudie les modalités d’engagement et la nature des actions collectives de ces militants au xxie siècle. Il analyse plus particulièrement les stratégies de coordination et de changement d’échelle de la lutte pour la sauvegarde de la Cisjordanie en tant que territoire palestinien. Pour se faire, nous associons les outils des études autochtones et des études coloniales aux instruments de l’analyse des mouvements sociaux afin d’expliquer les tentatives de construction d’un espace de mouvement social de la RPC. Dans la Palestine post-Oslo, nous montrons que les antagonismes portant sur la définition des alliés de la RPC, sur les stratégies d’échelle et sur les objectifs territoriaux empêchent la constitution de cet espace de mouvement social.