Espaces de l’entre-deux dans la rivière Koshi (Téraï, Népal) : diversité de dynamiques socio-environnementales

Plus grand système hydrographique du Népal, et un des affluents les plus importants du fleuve Gange, la rivière Koshi, est renommée pour son comportement erratique et ses inondations destructrices dans la plaine indo-népalaise. Ce comportement s’explique en partie par sa très forte dénivellation, l’...

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Hoofdauteur: Candau, Marie-Amélie
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Les Cahiers d’Outre-Mer 2020
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
language Français
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topic savoirs locaux
résilience
inondation
gestion du risque
vulnérabilité socio-territoriale
Koshi
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resilience
flooding
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socio-territorial vulnerability
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gestion du risque
vulnérabilité socio-territoriale
Koshi
espaces de l’entre-deux
resilience
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socio-territorial vulnerability
Koshi
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Candau, Marie-Amélie
Espaces de l’entre-deux dans la rivière Koshi (Téraï, Népal) : diversité de dynamiques socio-environnementales
description Plus grand système hydrographique du Népal, et un des affluents les plus importants du fleuve Gange, la rivière Koshi, est renommée pour son comportement erratique et ses inondations destructrices dans la plaine indo-népalaise. Ce comportement s’explique en partie par sa très forte dénivellation, l’altitude variant en seulement 160 km à vol d’oiseau, de plus de 8 800 m. (Everest) à 90 m. (Chatara). Elle débouche alors brutalement sur une plaine densément peuplée (plus de 500 heures/km2), à très faible relief, en déposant son exceptionnelle charge sédimentaire due à des débits énormes et extrêmement variables, allant de 280 m3/s à 25 878 m3/s, soit une variation de près de 100. La densification de l’occupation humaine dans la plaine gangétique, conjuguée à celle de l’usage de l’espace pour des raisons économiques importantes (agriculture et élevage s’intensifiant rapidement), a poussé à des tentatives d’aménagement dans la seconde partie du xxe siècle fondés sur l’endiguement complet du cours d’eau et le contrôle de sa dynamique au moyen d’un barrage d’écrêtement à la frontière indo-népalaise. Entre ces digues, des terres émergées sont occupées en permanence par de nombreuses populations. Pour mieux comprendre les dynamiques socio-environnementales de cette situation, notre approche s’appuie sur deux sites situés au Népal, de part et d’autre du barrage de Bhantabari. En amont, le site de Srilanka Tappu subit une importante érosion du cours d’eau mais reçoit des charges sédimentaires conséquentes permettant le maintien de ces terres qui se déplacent en îles « vagabondes ». Par contre, en aval, sur le site de Gobargada, le cours d’eau, assagi par l’écrêtage du barrage, offre des contrastes essentiellement érosifs en raison du faible apport sédimentaire en grande partie bloqué par le barrage. Cette dynamique entraîne la disparition programmée de ces territoires, « aux marges de l’extrême ». Ces deux dynamiques conditionnent le vécu des populations implantées, tant dans leurs ressources que dans leur structuration, aux implications politiques fortement inégales.
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