Des mémoriaux de pierre et de papyrus : les fondations de bibliothèques dans l’Antiquité grecque, entre mémoire et propagande
Cet article propose d’étudier les motivations à l’origine de la fondation des grandes bibliothèques publiques de l’Antiquité classique. Pourquoi et comment de riches particuliers — rois hellénistiques ou citoyens romains — entreprirent-ils la constitution de vastes collections de livres ? Après une...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/cm, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Conserveries mémorielles
2008
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article propose d’étudier les motivations à l’origine de la fondation des grandes bibliothèques publiques de l’Antiquité classique. Pourquoi et comment de riches particuliers — rois hellénistiques ou citoyens romains — entreprirent-ils la constitution de vastes collections de livres ? Après une rapide présentation des bibliothèques privées à l’époque classique, qui servent de modèle aux collections publiques des siècles suivants, le propos se concentre autour de quatre exemples significatifs : la bibliothèque d’Alexandrie (IIIe siècle av. notre ère), la bibliothèque de Pantainos à Athènes (autour de 100 de notre ère) et les bibliothèques d’Éphèse (120 de notre ère) et de Nysa (autour de 130). À travers ces exemples, il est possible d’étudier l’évolution que connaissent ces institutions, d’abord modestes et associées à d’autres institutions culturelles, puis de plus en plus monumentales à l’époque romaine. Nous insistons sur la dimension mémorielle de ces donations, à la fois conservatoires du patrimoine intellectuel de l’époque et mémoriaux à la gloire de leurs fondateurs, dont le nom a traversé les siècles inscrit sur la pierre ou célébré par les écrivains contemporains ou postérieurs. |
|---|