La foule révolutionnaire, l’imaginaire du complot et la violence fondatrice : aux origines de la nation française (1789)
Dans Les origines de la France contemporaine, Taine assimile la prise de la Bastille à l'anarchie. La foule est représentée comme un « animal primitif », affranchi de la raison et livré à ses instincts. L'historiographie jacobine de la Révolution française a depuis longtemps remis en quest...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/cm, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Conserveries mémorielles
2010
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| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans Les origines de la France contemporaine, Taine assimile la prise de la Bastille à l'anarchie. La foule est représentée comme un « animal primitif », affranchi de la raison et livré à ses instincts. L'historiographie jacobine de la Révolution française a depuis longtemps remis en question cette représentation animalière de la foule, en montrant que derrière les violences populaires, il existe des logiques politiques, sociales et économiques qui supposent une part de rationalité des acteurs. La violence est donc complexe, étant à la fois destructrice et fondatrice, comme le montrent les journées de juillet 1789.Cet article entend expliquer le processus par lequel la violence populaire a contribué in fine à la naissance de la nation française. L'imaginaire du complot a joué ici un rôle fondamental, qu'il s'agira de mettre en lumière en faisant une lecture croisée des historiographies jacobine et critique. L'imaginaire du complot entretient en fait un double rapport à la violence en constituant, d'une part, un moteur d'action et, de l'autre, une source de justification et de mythification nécessaire pour masquer le déferlement des furies. Ce processus de légitimation fournira les éléments constitutifs du premier récit national. |
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