Devins sur le pas de la porte : notes pour une anthropologie visuelle du seuil en Galice

Cet article est le résultat d'une expérience au carrefour de la traductologie et de l'anthropologie visuelle. Il met en lumière la capacité des seuils domestiques à gérer l'étranger au moyen de traces ou d'objets auxquels on confère une valeur exotisante, soit parce que ces trace...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/cm,
מחבר ראשי: Ocampo, Anxo Fernández
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Conserveries mémorielles 2010
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Cet article est le résultat d'une expérience au carrefour de la traductologie et de l'anthropologie visuelle. Il met en lumière la capacité des seuils domestiques à gérer l'étranger au moyen de traces ou d'objets auxquels on confère une valeur exotisante, soit parce que ces traces ou ces objets sont des représentations identitaires du passé, soit parce qu'ils incarnent l'autre et l'ailleurs. Le terrain de recherche est en milieu rural, et s'étend sur plusieurs hameaux d'une même commune du nord-est de la Galice. Dans la méthodologie mise en œuvre, l'observateur se substitue au passant et au visiteur pour photographier les seuils et les signes, principalement sur le vantail des portes, authentiques supports d'écriture. Il tente également d'engager un dialogue avec l'habitant, voire de franchir le seuil : cette interaction permet de valider l'expérience et de satisfaire l'équilibre entre les contraintes techniques et le cadre épistémologique de la recherche. C'est ainsi que sont analysés plusieurs phénomènes, que ce soit l'acceptabilité culturelle et scripturale d'un nom propre étranger, l'installation d'objets qui nouent un dialogue avec le passant, ou l'agencement d'icônes sacrifiées sur des autels domestiques. Le seuil étant par excellence un espace traduisant, l'article s'attache finalement à révéler le rôle de tout habitant en tant que négociateur de l'altérité, intermédiaire à part entière des opérations transculturelles, et pose la nécessité d'élargir l'horizon et les méthodes de recherche descriptive de la traductologie vers la lecture des espaces du seuil et, en définitive, vers l'étude des pratiques populaires de signification