La volonté politique de commémoration des morts appartient aux vivants
Le monument matérialise l’absence. C’est un moyen de partager collectivement des marques du passé rendant visible la volonté politique de commémoration. Fréquemment désignée par l’expression du « devoir de mémoire », la compréhension de ce-qui-a-été et de ce-qui-n’est-plus ne s’acquière pas uniqueme...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cm, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
Conserveries mémorielles
2017
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le monument matérialise l’absence. C’est un moyen de partager collectivement des marques du passé rendant visible la volonté politique de commémoration. Fréquemment désignée par l’expression du « devoir de mémoire », la compréhension de ce-qui-a-été et de ce-qui-n’est-plus ne s’acquière pas uniquement en observant la présence de matériaux agencés ou les intentions des créateurs, mais aussi en prenant en compte des processus de transmission mémorielle avec lesquels s’engage le sujet-spectateur dans le temps de l’interprétation. Afin de saisir ces relectures dans le cadre particulier des monuments aux morts, nous proposons l’étude empirique de trois œuvres « anti-monumentales » (1986 ; 1993 ; 1996) de l’artiste allemand Jochen Gerz. Ce cheminement réflexif quant à la démarche de contre-monumentalisation invite à pluraliser le sens de « porter témoignage » aux morts et aux disparus. |
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