Les politiques interculturelles au Mexique : du révisionnisme historique à une nouvelle histoire officielle ?
Depuis l’adoption du multiculturalisme dans les années 1990 en Amérique Latine, des nouvelles politiques et institutions interculturelles pour les peuples considérés autochtones ont été mises à l’œuvre. Cependant, ce phénomène a été rendu possible à travers la reconfiguration des significations poli...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/cm, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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Conserveries mémorielles
2017
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Depuis l’adoption du multiculturalisme dans les années 1990 en Amérique Latine, des nouvelles politiques et institutions interculturelles pour les peuples considérés autochtones ont été mises à l’œuvre. Cependant, ce phénomène a été rendu possible à travers la reconfiguration des significations politiques du passé dans le champ des questions contemporaines d’autochtonie, qui justifient aujourd’hui des formes de gouvernance de la diversité culturelle. En revenant sur le contexte mexicain, en miroitement avec l’histoire continentale, nous allons examiner des implications historiographiques de ces relectures récentes du passé. Nous aborderons cette problématique en analysant les tensions entre le révisionnisme historique des mouvements indigènes des années 1990 et la formation des nouvelles modalités d’histoire officielle favorisées par l’émergence d’une politique interculturelle d’État. Nous verrons ainsi les rapports conflictuels entre les réappropriations du passé comme stratégie de lutte et revendication ethnique et ses reprises comme héritage national, fondement des politiques publiques et mécanisme de redéfinition, voire dépolitisation, des identités autochtones. |
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