Trajectoire mémorielle entre continuités et ruptures : l'exemple de la communauté grecque à Marseille au XIXe siècle

La présence grecque à Marseille est d'abord le produit d'une rencontre entre le territoire phocéen et des migrants grecs à la fin du XVIIIe siècle. Jusqu'à la Révolution française, la forme du contact est plutôt de nature individuelle, l'ensemble s'apparentant au noyau d...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/cm,
Hoofdauteur: Calapodis, Michel
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Conserveries mémorielles 2014
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:La présence grecque à Marseille est d'abord le produit d'une rencontre entre le territoire phocéen et des migrants grecs à la fin du XVIIIe siècle. Jusqu'à la Révolution française, la forme du contact est plutôt de nature individuelle, l'ensemble s'apparentant au noyau d'une colonie. Mais à partir de 1822, les itinéraires biographiques se transforment en flux migratoires qui vont se cristalliser en Communauté. Les Chiotes orthodoxes descendants des familles archontales ou Grandes familles, vont porter spontanément des continuités socio-historiques dont la prégnance semble attester d'une trajectoire collective qui ferait fi des forces exercées par les espaces physique et social marseillais. Pourtant, dans le même temps, les générations marseillaises de ces Grecs ou Génération archontale (1825-1875) vont réinvestir leurs héritages mémoriels pour faire émerger à Marseille une configuration identitaire à valeur ajoutée qui, d'un côté, porte les représentations fondamentales diachroniques de l'hellénisme, et de l'autre, autorise un transfert de pratiques et normes de la société d'accueil vers leur endogroupe. En définitive, exposée aux forces d’assimilation de la société phocéenne, la composante communautaire grecque s’est adaptée au contexte local sans remettre en cause ses référents historiques diachroniques.