La salle de cinéma comme attraction spectacle : le cas Captain Eo à Disneyland Paris

Cet article a pour ambition d’interroger le rapport du public à une salle de cinéma précise, au cœur du parc Disneyland Paris à Marne-La-Vallée. Cette salle projette à nouveau depuis juin 2010 l’attraction Captain Eo, film de science-fiction en 3D relief réalisé par Francis Ford Coppola en 1986, ave...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/cm,
Autor principal: Massuet, Jean-Baptiste
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Conserveries mémorielles 2012
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Cet article a pour ambition d’interroger le rapport du public à une salle de cinéma précise, au cœur du parc Disneyland Paris à Marne-La-Vallée. Cette salle projette à nouveau depuis juin 2010 l’attraction Captain Eo, film de science-fiction en 3D relief réalisé par Francis Ford Coppola en 1986, avec Michael Jackson dans le rôle-titre. Remplacé depuis 1998 par une autre attraction, Captain Eo fait son retour un an après le décès de la star, et implique dès lors un rapport très particulier à son public, par son statut d’hommage post-mortem. Il s’agira de comprendre la façon dont l’attraction structure son public, et la façon dont celui-ci peut construire à son tour le sens du film qu’il est en train de voir. C’est donc une approche sémio-pragmatique que nous convoquons ici, en nous référant à Roger Odin, afin d’envisager, à partir du film lui-même et de son mode de diffusion, ce que l’attraction Captain Eo révèle théoriquement du lien entre le spectateur et l’image d’une star comme Michael Jackson, qui plus est un an après son décès. Il s’agira de comprendre de quelle manière le film de Coppola ainsi que son contexte de diffusion – le parc d’attraction Disneyland Paris – permettent de penser ou d’interroger un type de pratique spectatorielle différent de celles engendrées par d'autres salles de cinéma.