L’ambiguïté des discours

L’argument de cet article repose à la fois sur un constat et un paradoxe. Le constat est que, en Épire, le terme miroloï est employé pour désigner deux formes de lamentations relevant de contextes bien différents. L’une est vocale, chantée par des pleureuses lors des rituels funéraires ou hors ritue...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/clo,
1. autor: Delaporte, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Cahiers de littérature orale 2013
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:L’argument de cet article repose à la fois sur un constat et un paradoxe. Le constat est que, en Épire, le terme miroloï est employé pour désigner deux formes de lamentations relevant de contextes bien différents. L’une est vocale, chantée par des pleureuses lors des rituels funéraires ou hors rituel lorsqu’elles se rendent quotidiennement au cimetière ou qu’elles pleurent dans l’intimité de leur maison. L’autre est instrumentale, jouée par des musiciens tsiganes lors des fêtes patronales. Le paradoxe repose sur le fait que les acteurs de ces miroloyia tiennent à leur sujet des discours contradictoires. D’un côté, ils affirment que ces lamentations n’ont « aucun rapport » entre elles, de l’autre à la faveur de discussions d’ordre technique, ils établissent un lien entre les deux. Suivant les termes du paradoxe, cet article rend compte de ce qui différencie ces lamentations, puis analyse la nature du rapprochement esquissé par les pleureuses et les musiciens avant que d’interroger les raisons de ces propos contradictoires.