Ni chair ni poisson : tryphon-le-coupé

L’étude de ce mythe ou « légende » étiologique est associée au rite vernal de la taille des vignes en Bulgarie. Tryphon se coupe le nez en voulant montrer son habileté technique. Ce geste inversé, s’il est fécondant pour les ceps, apparaît aussi comme punition d'un désir incestueux pour sa sœur...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/clo,
Autor principal: Popova, Assia
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cahiers de littérature orale 2013
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:L’étude de ce mythe ou « légende » étiologique est associée au rite vernal de la taille des vignes en Bulgarie. Tryphon se coupe le nez en voulant montrer son habileté technique. Ce geste inversé, s’il est fécondant pour les ceps, apparaît aussi comme punition d'un désir incestueux pour sa sœur, la Vierge. L’analyse du texte se place dans le contexte du calendrier des diverses fêtes de printemps, en s’appuyant sur de nombreuses références à la Grèce antique. L'auteur met en valeur quelques découvertes, en apparence paradoxales, mais recouvrant une logique inversée : la Vierge patronne des loups et protectrice des louves en couches, le rôti peut être bouilli, les rites de Carnaval sont muets, l’acte de fécondité agraire est mené par un castrat : le bœuf qui renvoie à Tryphon, l’autre castrat. Enfin, est mise en relief l’importance du geste symbolique, orchestrant les divers aspects du jeûne pascal, à la fois alimentaire, verbal et sexuel.