« Džijás dur i mérepén » : « Il y a eu un meurtre ». Présentation d’une version manouche du conte‑type La Bête à sept têtes (T. 300) recueillie en 2018 en Creuse

L’article que nous proposons est consacré à un conte récemment collecté en Limousin (2018), en langue romani (dialecte sinto/manouche), rattachable, selon la classification internationale, au conte‑type 300 – The Dragon Slayer et introduit par le T. 315 – The Faithless Sister (respectivement La Bête...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/clo,
Principais autores: Bonnemason, Bénédicte, Cavaillé, Jean-Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cahiers de littérature orale 2020
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:L’article que nous proposons est consacré à un conte récemment collecté en Limousin (2018), en langue romani (dialecte sinto/manouche), rattachable, selon la classification internationale, au conte‑type 300 – The Dragon Slayer et introduit par le T. 315 – The Faithless Sister (respectivement La Bête à sept têtes et La Sœur infidèle dans le catalogue français). Outre la description des conditions de la collecte, la transcription en romani et la traduction en français du conte, nous nous proposons de le confronter à une autre version du T. 300 recueillie dans les années 1960, en Auvergne, dans le même dialecte et dans les mêmes familles, par Joseph Valet, et de le replacer dans le contexte particulier des trois recueils de contes manouches injustement méconnus de Valet, ainsi que dans le contexte général des multiples versions existantes en France et en Europe de ce conte‑type (la version recueillie ayant très probablement été élaborée en Alsace et en tout cas dans un environnement germanique). À travers et au‑delà de la question strictement linguistique, nous nous interrogerons sur la spécificité de l’appropriation tsigane de ce conte.