La construction d’une mémoire partagée

Dans cet article est abordée la notion de mémoire « collective », qui occupe une place centrale dans les sociétés humaines. Je m’interroge sur ce que celle-ci implique : construction d’une « mémoire partagée », « conflits » autour de la mémoire. Pour cela, je m’appuie sur les observations de terrain...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/clo,
1. autor: Bornand, Sandra
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Cahiers de littérature orale 2013
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Dans cet article est abordée la notion de mémoire « collective », qui occupe une place centrale dans les sociétés humaines. Je m’interroge sur ce que celle-ci implique : construction d’une « mémoire partagée », « conflits » autour de la mémoire. Pour cela, je m’appuie sur les observations de terrain au sein de la société songhay-zarma et démontre comment s’y construisent des représentations partagées, ou du moins supposées partagées, du passé. Je me réfère donc, pour développer cette réflexion, à des observations personnelles, à des commentaires d’informateurs, et à leurs interprétations, qui tantôt convergent, tantôt se contredisent aussi…Les jasare (griots généalogistes et historiens), qui se présentent comme les maîtres de la parole et de la mémoire, sont au cœur du dispositif idéologique de la société songhay-zarma, caractérisée – encore aujourd’hui – par une dichotomie entre hommes libres et captifs.