Le pays invisible
Dans la société kanak, en Nouvelle-Calédonie, de nombreuses cérémonies « coutumières » sont organisées pour marquer les événements importants de la vie communautaire : mariages, funérailles, fête de l’igname, etc. Des discours convenus et des dons sont échangés, selon un protocole précis. Ces discou...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de littérature orale
2013
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans la société kanak, en Nouvelle-Calédonie, de nombreuses cérémonies « coutumières » sont organisées pour marquer les événements importants de la vie communautaire : mariages, funérailles, fête de l’igname, etc. Des discours convenus et des dons sont échangés, selon un protocole précis. Ces discours, nommés vivaa dans l’aire culturelle ajië, nous renseignent sur la façon dont la mort est représentée dans cette culture.On voit en effet à travers ces œuvres orales que les morts continuent de jouer un rôle essentiel dans la société des vivants. D’une part, dans le vivaa, l’orateur utilise les schèmes de la montée pour atteindre les esprits des ancêtres, afin que ceux-ci fassent descendre sur les hommes leurs bienfaits. Le discours est un moyen de contact avec le monde de l’au-delà, par la verticalité des images. D’autre part, les descriptions de ce pays invisible abondent dans ces textes, où l’on suit le chemin du défunt vers l’autre monde. Son entrée au pays des morts correspond à un rituel de passage, et l’énonciation du vivaa est un élément indispensable au bon déroulement de l’ensemble des rituels funéraires. Enfin, les anciens rituels de deuil et de levée de deuil montrent à quel point la personnalité sociale du mort engage toute sa parenté, paternelle et maternelle, à entretenir des relations institutionnalisées, qui se manifestent par l’accomplissement de certains rituels d’inversion des statuts. |
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