La folie, un espace de « trouble dans le genre ». Ethnographie, genre et performance à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban
Aurélie Marchand, sociologue et ethnographe, propose la restitution d’une résidence de création artistique initiée par la metteuse en scène Hélène Soulié au centre hospitalier François Tosquelles de Saint‑Alban‑sur‑Limagnole du 1er au 8 octobre 2015. La résidence de travail, composée d’un temps d’im...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Cahiers de littérature orale
2018
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Aurélie Marchand, sociologue et ethnographe, propose la restitution d’une résidence de création artistique initiée par la metteuse en scène Hélène Soulié au centre hospitalier François Tosquelles de Saint‑Alban‑sur‑Limagnole du 1er au 8 octobre 2015. La résidence de travail, composée d’un temps d’immersion, de récoltes de récits et d’une performance finale en public, constitue le chapitre premier du projet Madam, « Manuel d’Auto‑Défense à Méditer ». Accompagnée de la comédienne Audrey Montpied et de la metteuse en scène, la sociologue est mandatée pour collecter « les stratégies des femmes » in situ, dans la perspective de fournir un matériau brut pour la performance. Cependant, au gré des rencontres informelles et des ateliers‑théâtre avec les soignées/soignantes, c’est bien « la catégorie femme » qui se retrouve questionnée au croisement des arts de la scène et des sciences sociales. En effet, l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban apparaît comme un laboratoire idéal pour visiter et déconstruire les catégories de sexes, là où les limites de la « normalité » sont déjà repoussées. Ainsi, la chercheuse appréhende le texte à dire et la forme de la performance comme des lieux de questionnement des identités de sexe, en mettant l’accent sur les figures archétypales traversées et l’enchevêtrement des différents registres de discours. En effet, là où « les femmes » se font entendre, « la femme » est toujours un autre que soi. Aussi, l’analyse du jeu de la comédienne permet à Aurélie Marchand de souligner l’effet de distanciation et d’identification « ratée » avec les catégories de genre. Ici, « jouer avec le genre » revient à explorer la « catégorie femme » comme autant de façon de se situer et de se décaler par rapport aux images de soi renvoyées. |
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