Les Azriat des Aurès, entre émancipation et injonctions nationales
Cet article s’intéresse au statut de femmes libres, les Azriat, durant la colonisation française en Algérie. Les Azriat exerçaient le métier de chanteuses et de danseuses dans l’Est de l’Algérie, dans une région appelée les Aurès. Ces artistes étaient des femmes veuves, divorcées ou répudiées jouiss...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers de littérature orale
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article s’intéresse au statut de femmes libres, les Azriat, durant la colonisation française en Algérie. Les Azriat exerçaient le métier de chanteuses et de danseuses dans l’Est de l’Algérie, dans une région appelée les Aurès. Ces artistes étaient des femmes veuves, divorcées ou répudiées jouissant d’une certaine liberté économique et sexuelle. À l’époque coloniale, leur mode de vie était condamné par les colons qui voyaient en elles l’illustration parfaite d’une société « indigène » décadente, mais il l’était aussi par des mouvements nationalistes occupés à façonner une image de ce que serait la femme algérienne idéale. Les Azriat étaient pourtant tolérées et même honorées par leur communauté car elles étaient perçues comme des artistes à part entière que l’on invitait pour différentes occasions. Cet article étudie la façon dont l’image de ces femmes a été utilisée, dans certaines circonstances, pour créer des frontières racialisées entre colons et « indigènes ». L’analyse de leurs performances artistiques permet également d’interroger une forme atypique de subjectivation et de transgression des normes de genre et de « race », et de rendre audibles les expériences de ces sujets pris dans différents rapports de domination. |
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