De la poésie touarègue à la saudade portugaise…
Le maître mot de la poésie touarègue classique est äsuf, un terme qui, par certaines de ses acceptions, se rapproche du français « solitude », mais le mot désigne aussi la nostalgie de l’être aimé ou du pays perdu, acception qui n’est pas rendue en français par « solitude ». Or, du xiie au xvie sièc...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers de littérature orale
2018
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le maître mot de la poésie touarègue classique est äsuf, un terme qui, par certaines de ses acceptions, se rapproche du français « solitude », mais le mot désigne aussi la nostalgie de l’être aimé ou du pays perdu, acception qui n’est pas rendue en français par « solitude ». Or, du xiie au xvie siècle, les troubadours galégo‑portugais, puis les poètes portugais écrivant dans ce qu’on appelle le castillan lusitanien, disposaient d’un mot, dérivé du latin solitas, qui avait exactement le même champ sémantique que äsuf. Il s’agit du mot dont la forme castillane était soledad et la forme proprement portugaise soedade, soydade, ou suydade. Par la suite, soedade est devenu saudade, qui n’a plus que le sens de « nostalgie », tandis que soledad, qui existe encore en castillan, a gardé toutes ses anciennes acceptions. On évoque ici le cheminement de ces termes, qui ont eu, et qui ont encore tant d’importance dans la poésie portugaise. |
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