Muses, inspiration, création dans la poésie homérique ?
Pour saisir le processus créateur dans la poésie homérique, il est impossible de partir de données biographiques d’autant que les « Vies » d’Homère, toutes postérieures au ive siècle avant J.‑C., sont en réalité des procédures étiologiques visant à constituer l’aède épique en « auteur » de l’épopée....
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Cahiers de littérature orale
2018
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Pour saisir le processus créateur dans la poésie homérique, il est impossible de partir de données biographiques d’autant que les « Vies » d’Homère, toutes postérieures au ive siècle avant J.‑C., sont en réalité des procédures étiologiques visant à constituer l’aède épique en « auteur » de l’épopée. Toutefois, les Poèmes homériques montrent des aèdes‑poètes en performance, ce qui permet de se représenter la façon dont ils composent, et en quoi consiste pour eux ce que nous appelons « inspiration ». On a l’habitude d’assimiler l’inspiration des poètes épiques archaïques à une possession par la ou des Muse(s). Mais, en particulier dans l’Iliade, les Muses, filles de Mémoire, sont en fait les garantes de l’authenticité des informations délivrées par le chant et de leur conformité à la tradition épique, mais c’est l’aède qui compose son chant selon sa propre volonté, en interaction avec l’auditoire sans lequel le chant, oral, n’existerait pas. |
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