Corps publics, paroles publiques
L’enquête, dont je présente les résultats, porte sur les manifestations du 20 février marocain et s’étend sur la période de février 2012 à mars 2013. Elle a la particularité de considérer ce mouvement social dans une période où « la voix » des contestataires est plus faible, médiatiquement comme dan...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Pubblicazione: |
Cahiers de littérature orale
2016
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’enquête, dont je présente les résultats, porte sur les manifestations du 20 février marocain et s’étend sur la période de février 2012 à mars 2013. Elle a la particularité de considérer ce mouvement social dans une période où « la voix » des contestataires est plus faible, médiatiquement comme dans l’espace urbain. Celui-ci traverse en effet une crise après l’effervescence remarquable de février 2011, date du début des contestations. Toutefois, les rues sont toujours investies à un rythme régulier par les manifestants. Je cherche à mettre en lumière les moyens verbaux et non verbaux ayant pour but de « rester dans la rue », de signifier une présence maintenue dans l’espace public. Et j’analyse cette expérience de la présence manifestante par le corps et la voix au moment de son déclin. Mamfakinch, un des slogans les plus importants du mouvement veut précisément dire « nous ne céderons pas ». |
|---|