De l’émotion musicale à la farce
Dans la ville de Sanaa, au cours des veillées nocturnes de mariage, samra, la musique et la danse sont souvent suivies de plaisanteries qui favorisent l’engagement de tous les participants dans la réjouissance collective. Dans les samra plus restreintes qui se déroulaient chez le musicien Yahyâ al-N...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Cahiers de littérature orale
2015
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans la ville de Sanaa, au cours des veillées nocturnes de mariage, samra, la musique et la danse sont souvent suivies de plaisanteries qui favorisent l’engagement de tous les participants dans la réjouissance collective. Dans les samra plus restreintes qui se déroulaient chez le musicien Yahyâ al-Nûnû dans les années quatre-vingt-dix, la plaisanterie avait une fonction supplémentaire, celle de désamorcer son investissement émotionnel intense dans la musique. Dans les deux cas, les plaisanteries lancées par un comparse, en passant graduellement du sérieux à la grivoiserie, faisaient alterner des états mentaux les plus variés, contribuant à produire ce que Gaston Bachelard a appelé une rythmanalyse. |
|---|