Contes à rendre
Suivant des trajets de mémoire en mémoire, d’écoute en écoute, les contes continuent d’emprunter la voie de l’oralité, en dépit de l’emprisonnement dans l’écrit qu’ils ont à subir, passage parfois létal puisque certains n’en sortiront jamais. Raconter un récit que l’on a choisi, c’est non seulement...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Beste egile batzuk: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de littérature orale
2015
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Suivant des trajets de mémoire en mémoire, d’écoute en écoute, les contes continuent d’emprunter la voie de l’oralité, en dépit de l’emprisonnement dans l’écrit qu’ils ont à subir, passage parfois létal puisque certains n’en sortiront jamais. Raconter un récit que l’on a choisi, c’est non seulement donner l’histoire à d’autres, venus l’entendre, c’est aussi les charger de le garder en mémoire, nous disent les conteurs. La présence de ceux-ci dans notre société et dans notre culture, active et de plus en plus nombreuse, apporte un démenti à ce que W. Benjamin affirmait : « l’art de narrer touche à sa fin ». Il n’y voyait pas une décadence, mais une évolution inexorable vers la littérature écrite, laquelle nous rend « plus sensible à la beauté du genre qui s’en va ». Il semble bien cependant que donner et recevoir des contes soit plus indispensable que jamais. |
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