De l’efficacité de l’adresse indirecte
L’adresse indirecte est-elle efficace quand le tiers n’est qu’un médiateur passif ? C’est ce que semblent supposer ceux qui choisissent les noms des nouveau-nés chez les Bwa, trouvant ainsi prétexte à émettre les paroles qu’ils ne sauraient dire directement. Les messages portés par les noms s’adress...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Cahiers de littérature orale
2013
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | L’adresse indirecte est-elle efficace quand le tiers n’est qu’un médiateur passif ? C’est ce que semblent supposer ceux qui choisissent les noms des nouveau-nés chez les Bwa, trouvant ainsi prétexte à émettre les paroles qu’ils ne sauraient dire directement. Les messages portés par les noms s’adressent indirectement soit à une personne précise, soit à un ensemble de personnes, soit encore à la communauté tout entière. L’enfant n’est que le support innocent d’une parole qui ne le concerne généralement pas, même si bien souvent elle résume toute une histoire qu’il apprendra à gloser, qu’il s’agisse des tensions provoquées par le mariage de ses parents, de conflits familiaux dont on souhaite la fin ou bien plus simplement des difficultés de la vie ordinaire. Nous chercherons à saisir l’efficacité d’une telle adresse indirecte et verrons dans quelle mesure on peut relever, dans la pratique des noms-messages, des degrés différents d’indirection, selon que l’on comprenne le message en contexte parce qu’on est concerné ou bien qu’on en saisisse seulement le caractère conventionnel et normatif. |
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