D’écrits et d’écrans dans des contes

Entre 1980 et 1990, avec l’arrivée des ordinateurs personnels comme objets de culture commune, une partie des humains sur la planète Terre est passée de l’ère de l’écriture centrée sur le papier à l’ère de l’écriture centrée sur l’écran. Le présent article reprend deux communications exposées à l’As...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/clo,
Main Author: Labrie, Vivian
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Cahiers de littérature orale 2013
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Entre 1980 et 1990, avec l’arrivée des ordinateurs personnels comme objets de culture commune, une partie des humains sur la planète Terre est passée de l’ère de l’écriture centrée sur le papier à l’ère de l’écriture centrée sur l’écran. Le présent article reprend deux communications exposées à l’Association canadienne d’ethnologie et de folklore pendant cette période. La première, présentée en 1981, explore les traces de culture écrite perceptibles dans le répertoire abondant, recueilli quelques années plus tôt d’un très bon conteur acadien, Hilaire Benoît, de Tracadie, Nouveau-Brunswick. La seconde communication, présentée en 1989, prend acte de la similitude formelle entre le miroir de la reine dans « Blanche Neige » et l’écran d’un ordinateur. Elle entreprend un va-et-vient entre les deux en constatant le lien fait au Moyen Âge entre miroir et mémoire. Ce faisant, elle prend un instantané, maintenant informatif d’un état d’inculturation associable à l’ordinateur à la fin des années 1980. C’est un monde en langage DOS, encore assez peu raffiné, dans lequel un vocabulaire de l’interface est en train de s’élaborer, non sans références symboliques.Ces deux communications touchent chacune à un aspect traité dans le présent numéro. Dans les deux cas, elles s’intéressent à une représentation de la parole, écrit, écran, telle qu’on peut l’observer dans un monde second dérivé d’un monde premier, ou si l’on préfère, dans le travail de l’imaginaire en marge de la réalité historique. Elles sont présentées ici comme deux regards portés, à partir d’une lunette de chercheure, sur les rythmes lents et entrelacés de la « respiration symbolique » de l’humanité tels que perçus au moment d’une transition cruciale de son évolution technologique.De ces deux regards, la réflexion se reporte sur la suite de cette évolution qui intègre maintenant la notion d’un monde en ligne et même sans fil.