Maupassant sonographe
Résumé : L’écoute ethnocritique de La Peur (Maupassant, 1882) conduit dans un premier temps théorique à ne pas confondre oral (paradigme linguistique) et oralité (paradigme anthropologique) et à établir une connexion entre oralité (la bouche) et auralité (l’oreille). Dans le cadre de cette double di...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers de littérature orale
2024
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Résumé : L’écoute ethnocritique de La Peur (Maupassant, 1882) conduit dans un premier temps théorique à ne pas confondre oral (paradigme linguistique) et oralité (paradigme anthropologique) et à établir une connexion entre oralité (la bouche) et auralité (l’oreille). Dans le cadre de cette double distinction est proposé un modèle sémiotique organisé autour de quatre pôles sonores constitutifs de toute communication humaine : le silence (en ses multiples modalités), le bruit (en ses innombrables réalisations), la musique (en ses modes culturels variés), la parole (du murmure au cri). Ce modèle intégratif – non séquentiel – permet d’entendre ici comment la textualité du récit de Maupassant orchestre son propre sonogramme. L’analyse s’intéresse dans un second temps aux valences cosmologiques construites par le discours du récit et portées ou perçues par les personnages ou même par des actants non humains (signes prédictifs d’un malheur proche, désordre symbolique, échographie, auralité acousmate). Cet univers cosmophonique est donc celui du dispositif narratif dans son ensemble et de son oralité sauvage, y compris dans l’après-coup de son écriture et de sa lecture. |
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