« Je regardais le ciel ». Signes et intersignes dans J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce

Résumé : Cet article a pour objectif d’étudier, dans une perspective ethno­critique, les oralités de malheur dans le théâtre de Jean-Luc Lagarce, écrivain consacré par la Comédie française. Nous nous arrêterons en particulier sur son avant-dernière œuvre centrée sur la thématique du retour du fils p...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/clo,
Päätekijä: Devaux-Rodriguez, Alicia
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Cahiers de littérature orale 2024
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Résumé : Cet article a pour objectif d’étudier, dans une perspective ethno­critique, les oralités de malheur dans le théâtre de Jean-Luc Lagarce, écrivain consacré par la Comédie française. Nous nous arrêterons en particulier sur son avant-dernière œuvre centrée sur la thématique du retour du fils prodigue : J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne. Notre article aborde deux axes. Le premier concerne la grande « famille tragique » lagarcienne et montre comment la malédiction paternelle a provoqué le départ du fils et endeuillé la demeure sans que son retour change la situation des femmes de la maison ; le deuxième aborde le malheur et l’impossible bonheur et questionne la liminarité des personnages au parcours initiatique inachevé. Ces personnages de l’entre-deux mondes présentent une pavane rituelle et nous permettent d’explorer les marges du théâtre hétérotopique lagarcien. Ainsi, par cette dramaturgie de l’attente et du malheur, J.-L. Lagarce renoue avec la choralité antique et retrouve les oralités des cultes funéraires.